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23/01/2024

Bilan des rencontres nationales Propage et Florilèges

Les rencontres nationales Propage et Florilèges se sont tenues le 4 décembre dernier au Muséum national d'Histoire naturelle, comme l'année précédente. Une soixantaine de participants se sont réunis au cours de la journée, avec au programme des retours sur l'année écoulée pour les deux protocoles, des retours d'expériences de collectivités locales et d'associations ainsi que des présentations de chercheurs en lien avec les jardiniers et leur travail.

Vous pouvez retrouvez ci-dessous les différents supports des présentations de la journée :

Atelier et discussion : difficultés et améliorations sur la mise en place des protocoles

L'après-midi a été l'occasion de discuter avec les participants présents des difficultés rencontrées dans la mise en place des deux protocoles et des potentielles pistes d'améliorations envisageables dans un futur proche. La plupart des personnes présentes participaient aux deux protocoles mais à différents niveaux (animateurs ou coordinateurs locaux, jardiniers récoltant exclusivement les données sur le terrain, etc.). Cela a permis de donner un panel représentatif des différents rôles impliqués dans ces programmes.

La première question portait sur la qualité et la complétude des ressources disponibles en ligne pour mettre en place les protocoles de manière autonome.

Les résultats montrent que les outils mis à disposition dans les ressources de la plateforme web semblent suffisants pour être autonome même si les personnes ayant voté “Pas vraiment” ou “Pas du tout” soulignent l'importance de l'humain et de la formation pour se lancer avant de devenir autonome. Pour prendre un exemple avec la fiche Habitats du Propage, tous les participants ont répondu qu'ils n'avaient pas de difficultés à définir les habitats (i.e. à déterminer le bon code habitat pour leur(s) transect(s)). Cependant, lors des formations sur le terrain, nous nous rendons compte que parfois cette étape est complexe selon la géographie du site, e.g. ne pas passer dans une lisière (code 8) quand on est dans un habitat de type “Prairie” (code 1) puisque l'ensemble du transect doit rester dans un habitat le plus homogène possible (même si cette dernière notion d'homogénéité de gestion semble bien comprise par l'ensemble des participants).

Sur les modalités de gestion proposées dans les protocoles, la majorité des répondants trouvent qu'il n'en manque pas ou ont formulé des demandes de précisions sur certaines modalités (e.g. nombre précis de fauche). Cependant, quelques propositions originales ont fait surface et pourraient être explorées dans les évolutions des protocoles comme celles relatives à l'arrosage (problématique de plus en plus importante dans les espaces verts), aux espaces refuges ou encore à la fréquentation du public. Le pâturage par les humains restent cependant un peu mystérieux dans ces propositions !

Pour ce qui est de l'identification des espèces des deux protocoles, une moitié des participants l'ont identifiée comme un frein potentiel à la participation et particulièrement pour le protocole Florilèges, s'attachant à déterminer la flore des prairies urbaines.

Nous partageons ce constat d'une plus grande difficulté a priori de l'identification de la flore par rapport aux papillons. Néanmoins, les deux protocoles ne font pas appel aux mêmes compétences d'identification et certaines personnes se sentiront plus à l'aise avec l'un ou l'autre. Les papillons sont peut-être plébiscités car mobiles : l'observateur est donc actif lors de l'identification, plus proche finalement d'un travail de terrain. Outre une certaine rigueur sur des critères d'identification qu'il faut connaitre (tailles, couleurs, etc.), c'est aussi par l'expérience de terrain que l'on apprend à reconnaitre un papillon d'un coup d’œil, aux aguets. Les plantes, elles, offrent l'avantage d'être immobiles et donc plus facilement manipulables pour les identifier à coup sûr mais cela demande une plus grande rigueur dans le suivi d'une clé d'identification dichotomique, pas à pas, sur des critères précis (e.g. taille de la ligule !) et une patience plus grande puisqu'il faut souvent revenir sur ses choix à travers la clé d'identification pour finalement valider son observation.

Des solutions pour lever ce frein de l'identification ont été proposées, en particulier pour les plantes, comme par exemple l'utilisation de PlantNet et/ou participer au jeu Plant Game et aux outils (comme IdentiPlante) et forums de Tela Botanica (qui rejoint cette année l'animation nationale de Florilèges, nous vous en reparlerons bientôt !). PlantNet et affiliés sont des outils intéressants mais que nous conseillons de n'utiliser que dans un second temps pour aider à valider une observation après l'utilisation des guides conçus pour les espèces du protocole. Nous considérons que l'acquisition de l'expérience nécessaire à une bonne réalisation des protocoles passe d'abord par une maitrise des outils directement associés. D'autres propositions ont été évoquées, comme de bien structurer son travail sur le terrain, par exemple en se limitant aux espèces des guides des deux protocoles pour ne pas se complexifier la tâche, ou encore d'avoir des référents en interne (ou externe, e.g. association locale, autres participants) avec qui on peut discuter a posteriori de nos identifications. La formation a aussi été un levier inévitablement évoqué mais ce qui a surtout été souligné, c'est qu'il faut prendre (ou donner !)… le temps !

En parlant de formation, l'idée d'organiser des sessions de formations d'aide à la saisie des données a été plutôt plébiscitée par les participants.

Ces formations pourraient être mises en place dès l'année 2024, dans un premier temps sous forme de webinaire et de foire aux questions pendant lesquelles les participants pourraient poser leurs questions vis-à-vis de la saisie des données. Nous reviendrons vers vous cette année à ce sujet !

Enfin, d'autres propositions ont été faites pour améliorer les protocoles dont certaines sont bien connues, comme la mise en place de restitutions automatisées des résultats, et sur lesquelles nous travaillons pour offrir une meilleure expérience de participation ! A noter aussi de nombreuses idées sur la formation d'une communauté de participants avec plus de liens et de réseaux via e.g. un annuaire de participants-référents (botanistes, etc.) mais aussi de structures accompagnatrices locales ; l'organisation de rencontres locales sur chaque territoire, d'offrir des “goodies” ou encore d'associer des citoyens volontaires.

Les échanges ont en tout cas été très riches et nous remercions les participants d'avoir été aussi actifs et acteurs de la réussite de cette journée. Ces rencontres sont un moment important des deux programmes et nous allons essayer de les développer, peut-être en région pour mobiliser le plus possible les participants à travers la France. Nous reviendrons vers vous et vos idées pour améliorer ensemble les protocoles Propage et Florilèges !

22/01/2024

Retour sur les Rencontres nationales Sciences participatives 2023

Ces deux journées ont permis de retrouver et rencontrer de nombreux professionnels des sciences participatives, aussi bien porteurs que relais ou encore chercheurs, et de travailler autour de diverses thématiques et problématiques : diffusion des programmes et relais territoriaux, exploitation des données, indicateurs de réussite… Nous avons aussi pu faire un constat : une seule participante travaillant au sein d’une collectivité était présente, alors qu’il s’agit pourtant de structures clés pour le développement des sciences participatives. Nous avons donc interrogé Mina Charnaux, chargée de mission Ville nature et Zéro pesticide à la Ville et Eurométropole de Strasbourg, pour mieux comprendre son travail, l’intérêt qu’elle a trouvé à être présente et peut-être inspirer d’autres acteur·rice·s des collectivités, comme celles et ceux participants aux programmes Propage et Florilèges, à venir aux prochaines éditions.

Mina Charnaux, Chargée de mission Ville nature et Zéro pesticide à la Ville et Eurométropole de Strasbourg.

La place des collectivités dans les sciences participatives

Mina anime et développe plusieurs programmes sur son territoire, dont Florilèges pour les professionnels des espaces verts et Sauvages de ma rue pour le grand public, ou encore Vigie-Chiro. Elle joue un rôle primordial dans la vie de ces programmes, ayant une fonction de relais que l’on pourrait qualifier d’intermédiaire entre les structures nationales qui coordonnent les projets et les participants ou les relais locaux. Elle facilite ainsi la mise en place de ces programmes, grâce à des formations, des campagnes de communication mais aussi la mise à disposition de matériel. 

C’est donc tout naturellement qu’elle s’est sentie concernée par ces rencontres nationales. Elle en retiendra la diversité des protocoles existants et la pluralité des acteur·rice·s, nouant ainsi des contacts pour lancer de nouveaux projets. À noter également la force de l’intelligence collective et les discussions passionnantes lors des ateliers de travail et durant les temps informels. Se positionner comme fédératrice de relais, créer des rencontres locales, se rapprocher des acteur·rice·s de la démocratie participatives… Autant de pistes d’actions ayant émergé lors de ce week-end. Des journées qui furent donc riches en rencontres, en inspiration et en motivation pour l’avenir !

Nous ne pouvons qu’encourager les autres porteurs et relais de sciences participatives au sein de collectivités à s’impliquer dans ce type de journées de travail, afin de continuer à enrichir les discussions, transmettre votre expérience, votre expertise et vos besoins !

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