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Les actualités

    18/05/2021

    Un quadrillage de prairies expérimental au cœur de Rouen

    Lorsqu'on observe depuis les satellites de Google Earth le site de la Petite Bouverie à Rouen, on se croirait au générique de Roswell : un champ, de grands tracés réguliers... Sauf que là, pas de cercle en forme de soucoupe volante mais un quadrillage sur fond vert. Autre différence : il n'y a aucun doute sur l'origine humaine de la structure. Pierre Arnaud Prieur, chargé de gestion différenciée à la Métropole Rouen Normandie me le confirme : "Nous avons créé ce site de 42 placettes expérimentales sur laquelle sont appliqués différents modes de tonte. Le but étant d’évaluer l’impact de la gestion différenciée sur la biodiversité."

    En 2013 les premières prairies urbaines ont fleuri dans la métropole normande, dans le cadre d'un plan d'action de gestion différenciée de l'espace public. Favoriser la biodiversité sur le territoire faisait partie des engagements. Pour évaluer l'efficacité des prairies, on commence à procéder, dès 2014, à des inventaires avec les programmes Florilèges (flore) et Propage (papillons). Mais Pierre Arnaud et son équipe ont voulu aller plus loin. "On a vite été confronté à une problématique pour mesurer les impacts de nos changements de pratiques. Pour cette raison nous avons voulu mettre en place un site expérimental pour se rendre compte si le fait de tondre ou faucher fréquemment avait un impact sur la biodiversité."

    CAMAÏEU 

    Et on a vu grand dans la ville "aux cent clochers". C'est sur une vaste prairie d'un complexe sportif de Rouen qu'est né ce premier site expérimental de gestion différenciée en France. Le concept ? On a tout d'abord tracé dans l'herbe un rectangle quadrié, contenant 42 carrés contigus. Une sorte de grand "carton de loto". C'était en 2015. Depuis, dans chaque "case" s'applique une gestion différente. Sur la première rangée on ne fait rien, on laisse pousser sans intervenir. Sur la deuxième rangée on fauche une fois par an ; sur la troisième deux fois et ainsi de suite jusqu'à l'autre extrémité où on coupe tous les 14 jours. Enfin, sur une moitié de la parcelle, les herbes coupées sont ramassées, sur l'autre elles sont laissées sur place.

    Avec ce gradient de fauches sur un même site, il devient ensuite facile de comparer les gestions. Déjà visuellement : après quelque temps un camaïeu est apparu, s'étalant de la pelouse à la prairie, du vert gazon au jaune. Cela montre bien que tout a évolué différemment. Le protocole Florilèges, notamment, a permis d'affiner : "Au bout d'un an les premiers inventaires floristiques nous ont permis d'observer des espèces variées. Par exemple, la pâquerette se retrouve dans pelouses mais pas dans les prairies. A l'inverse de la Berce ou la Carotte sauvage qu'on ne retrouve pas dans les pelouses fréquemment tondues."

    Florilèges_Rouen © Métropole Rouen Normandie

    Au premier plan, une fauche fréquente sans ramassage d'herbe, au second plan une fauche moins fréquente

     

    Quelle meilleure idée pour démontrer visuellement l'impact des différentes pratiques! Aujourd'hui à la Petite Bouverie, on accueille toutes sortes d'acteurs pour sensibiliser à la gestion différenciée : communes, entreprises, particuliers, etc. "Nous recevons par exemple des agents communaux qui se posent des questions techniques sur la fauche, mais aussi des élus qui veulent voir à quoi cela ressemble avant de se lancer."  Il y a les particuliers qui s'engagent dans le développement durable. "Ils viennent pour se renseigner sur ce que font les communes mais aussi sur ce qu'ils peuvent mettre en place chez eux." Et il y a ceux qui vivent autour, rassuré par ce mystérieux rectangle vert empêchant l'installation d'un nouveau bloc de béton...

    EN ATTENDANT 2020...

    Alors "carton plein" pour les gestionnaires de la Petite Bouverie ? Patience, car le projet a également une visée scientifique. En plus du protocole Florilèges, des inventaires sont faits par des étudiants de licence qui transmettent leurs données à un laboratoire de l'université de Rouen (Ecodiv'). Les analyses en cours donneront lieu à une publication scientifique en 2020, à la fin de l'expérimentation. Impossible de communiquer les premiers résultats, Pierre-Arnaud Prieur se contente de me confier une tendance. "Lorsqu'on exporte l'herbe après avoir tondu, la diversité végétale est plus riche que si on laisse sur place". Un phénomène connu, comme ceux qui porteront sur l'influence des fréquences de tonte sur la flore. Mais pour une fois nous aurons des chiffres, et un véritable outil de comparaison. 

    En tout cas si vous êtes dans le secteur n'hésitez pas à aller voir cette œuvre unique et discuter avec les agents qui entretiennent le site. Sinon, pour vous y promener virtuellement c'est par ici : https://earth.app.goo.gl/nVz6d

    18/05/2021

    Mille et une prairies au bois de Vincennes

    Le bois de Vincennes est, avec celui de Boulogne, l'un des deux bois les plus vastes et les plus riches en biodiversité de la région parisienne. Mais pas seulement : "L'intérêt du bois de Vincennes c'est ce patchwork de différents milieux complémentaires : prairies, forêts, lacs, favorables à certaines espèces", m'explique Michel Neff du service espace vert de la ville de Paris et forestier au bois de Vincennes. Une diversité que l'on retrouve aussi dans ses 50 hectares de prairies (sur 995).

     

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    Le bois de Vincennes possède 50 hectars de prairies

    D'HAUSSMANN À FLORILÈGES

    On s'y promène, on y fait son jogging du dimanche, des évènements y sont organisés - près de 300 chaque année ! Cette affluence grandissante du bois de Vincennes dépasse celle de tous les autres bois franciliens : "à lui seul il possède une pression aussi forte que celui de Fontainebleau, pourtant 25 fois plus petit que lui" insiste Michel. La gestion des prairies doit donc s’adapter : "En bord de route, autour des lacs artificiels ou encore sur la célèbre Allée royale par exemple on fauche régulièrement pour assurer une bonne visibilité et pour pouvoir accueillir les visiteurs. » A l’inverse, à l’abri des spectateurs de concert et des pique-niques familiaux, les moins fréquentées ont droit à un autre traitement. « Aux abords de l’Allée royale ou dans les pentes de Gravelle [sentier bien connu des sportifs, NDLR], nous ne le faisons que tous les deux ou trois ans, pas plus. »

    Ce mode de gestion différenciée en fonction de la fréquentation se pratique depuis une vingtaine d'année. Les prairies, elles, sont là depuis bien plus longtemps. Certaines depuis les aménagements du bois...sous Hausmann, en 1870 ! d'autres remontent aux années 70-80. Jusqu'à cette époque d'ailleurs, une partie du bois subissait une forte emprise militaire. Mais lorsque les terrains ont été rétrocédés à la ville de Paris, ces derniers montraient quelques séquelles. "Nous avons récupéré des sols très pauvres qui s'apparentaient à de la friche industrielle. Certains sols sont devenus des prairies spontanées, mais d'autres ont dû être recréés avec importation de terre de culture."

    Jeunes, vieilles, fréquentées, désertées, spontanées, crées...  il y a "mille" types de prairies au bois de Vincennes ! Pour y développer une biodiversité riche, un mode de gestion standard ne suffit pas, mais plusieurs sont nécessaires. Certains se prêtent mieux à telles ou telles prairies plutôt qu'à d'autres. Il fallait donc des indicateurs de suivi de la biodiversité. "Après avoir fait des inventaires d'insectes, de mollusques, après avoir participé à Propage pour suivre les papillons, Florilèges était la suite logique de la démarche".

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    Relevés Florilèges au bois de Vincennes

    ELOGE DE LA FLORE BANALE

    Après trois années de protocole, il est encore trop tôt pour apporter des conclusions. "Cependant, on voit déjà des prairies très riches, d'autres beaucoup moins." Le cas des prairies plantées par les jardiniers de Napoléon III est intéressant. "Les vieilles prairies présentent des traits typiquement prairiaux, elles ont une structure stable ; les autres, plus récentes, montrent une alternance de végétation."

    Une véritable prairie, c'est toute cette "flore banale" qu'on a trop tendance à négliger. "Je suis content d'avoir des tâches d'orties ou une belle prairie avec du fromental, cette grande graminée très caractéristique... me confie Michel, passionné. Ces espèces donnent une prairie très verte peu fleurie, mais quand on les observe de près on trouve un tas de bestioles dedans." 

    Contrairement aux apparences, une prairie supporte tout un écosystème. Du faucon crécerelle qui vient y chasser, au grillon champêtre, à la luzerne... sans oublier "ces centaines de toiles d'araignées accrochées aux herbes qui se dévoilent certains matins dans la rosée." A Vincennes, malgré les activités humaines, tout ce petit monde est bien installé.

    Une chose énerve particulièrement le forestier : cette idée selon laquelle une prairie n'est qu'un tapis de pâquerettes éphémère. « Il y a eu récemment un engouement pour ce qu'on appelle les prairies fleuries. Sont arrivés sur le marché des mélanges de semis qui permettaient d’avoir plein de fleurs rapidement. Problème : ces plantes annuelles disparaissaient l'année suivante !» 

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    REDORER LEUR BLASON

    Florilèges a donc permis de guider les pratiques, d'adapter les fauches par exemple. "Dans certains endroits où les fauchages étaient trop espacés, il y a eu un retour à la friche. Une prairie necessite forcément un entretien annuel ou tous les deux trois ans." Les prairies ne sont pas des zones délaissées : voilà le message à faire passer au public.  

    Grâce à des panneaux pédagogiques, les gestionnaires tiennent à expliquer leur travail de gestion et les bénéfices de Florilèges. Cela apporte une certaine renommée et de l'intéret écologique aux prairies du bois. "Nous essayons de montrer que sur un mètre carré de prairie on peut retrouver dix, vingt espèces ! Dire qu'on y mène des études et qu'on y a découvert X espèces spécialisées ça donne une vision différente des prairies."  

    Dernier argument pour redorer leur blason: "Depuis quelques années nous récupérons le foin de la fauche pour nourir les chevaux de trait." se réjouit Michel. En juillet, en vous promenant sur l'Allée royale (première photo) vous pourrez voir ces grosses meules de foin qui attendent de rejoindre les écuries. 

    18/05/2021

    Les « prairies urbaines » : ça grouille de vie !

    Dans la commune de Vauréal dans le Val d’Oise, à 25 km au nord de Paris, on a décidé un beau jour d’arrêter… de tondre régulièrement les espaces verts. « En 2014, nous avons été l’une des premières communes à nous y mettre dans notre département, juste après la Seine-Saint-Denis. Depuis on n’a jamais arrêté » me raconte Christophe Etchemendy, Responsable des espaces verts de la ville. Cet homme dynamique et avenant, passionné par la nature qu’il côtoie depuis l’enfance s’enorgueillit aujourd’hui d’avoir une douzaine de prairies urbaines.  Selon lui ces espaces (presque) livrés à eux même montrent plein de bénéfices, écologiques, économiques et même sociaux. Témoignage entre deux "fauches tardives" d'octobre.

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    Relevé des différentes espèces de plantes au coeur d'une prairie de Vauréal

     

    Des fleurs encadrées

    Pour faire d’un gazon ras, du style parcours de golf, une prairie urbaine, il suffit  de ne sortir la tondeuse qu’une seule fois par an. Au lieu d’une dizaine de fois habituellement. Cette « fauche tardive », effectuée en général fin octobre, fait évidemment le bonheur de toute sorte d’espèces de plantes qui n’existaient pas auparavant.  « Sur des pelouses devenues des prairies il nous arrive de trouver des trèfles communs ou porte-fraises, constate Christophe,  mais aussi de vraies plantes des prairies (poacées ou graminées), elles nous prouvent qu’on est bien face à un changement de milieu. Et à une diversification des espèces ! »

    Pour confirmer cette transformation, le service communal a mis en place le protocole Florilèges-prairies urbaines, observatoire de science participative porté entre autres* par Vigie-Nature. L’objectif : mettre en lien les pratiques de gestion des prairies avec la biodiversité observée. « Le protocole est très simple, explique-t-il tout en me présentant de grands cadres en bois, il s’agit de placer près du centre de la prairie 10 quadras d’un mètre de côté puis de relever les espèces qui se trouvent à l’intérieur des carrés. Pas besoin de les observer toutes, mais seulement d’indiquer la présence ou l’absence de 60 espèces répertoriées dans un guide ». Et ce, chaque année, entre le 1er juin et le 31 juillet, et au même endroit. L’idée n’est pas tant de découvrir de nouvelles fleurs rares ou inconnues – bien que cela soit tentant, avoue-t-il  - mais de vérifier d’une année sur l’autre une intuition, comme la diversification des plantes. « En général les gazons d'agrément ne sont composés que de deux ou trois espèces de graminées, ce protocole nous a permis d’en répertorier une douzaines dans chaque prairie ! » Enfin ces informations saisies sur la plateforme Florilèges sont ensuite reçues par le Muséum de Paris qui crée un vaste réseau de données scientifiques. Dans l'objectif, à terme, de mieux connaître cet environnement et de guider les gestionnaires dans leurs pratiques (pour en savoir plus je vous invite à jeter un oeil au Bilan 2016).

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    Les fameux "quadras" du protocole. On ne note que les plantes contenues dans le cadre !

     

    Sherlock Holmes

    Aujourd’hui à Vauréal, Christophe est parvenu à mobiliser 7 personnes jouant les Sherlock Holmes à travers les prairies de la commune. Des jardiniers municipaux qui ont reçu une petite formation dispensée par l’association Natureparif (cofondateur de Florilèges), de manière à connaître les rudiments de botanique et la mise en place du protocole. « Au départ on n’est pas des experts en botanique ! rappelle Christophe, c’est pour cela qu’on a un protocole à la portée de tous. Le petit guide botanique « La clé des prairies » évite de se tromper, de confondre une fleur avec une autre même si leurs caractères se ressemblent. On se dit souvent, par exemple « attention il n’y a pas le petit centre jaune ici, c’est une autre espèce ! » »

    « L’an prochain, nous serons 9 ! » se réjouit Christophe. Le programme Florilège, assez divertissant, peu contraignant, rencontre un fier succès. « Pendant la période de relevés les agents ne pensent qu’à une chose le matin, aller poser les quadrats et commencer à identifier » avoue le chef d’équipe. Mais, en plus de se sentir utiles, cet exercice permet aux professionnels de découvrir leur environnement de travail sous un nouveau jour. « En faisant cela ils découvrent que l’herbe a laissé place à des plantes, à des fleurs ; ils voient que certaines plantes ont évolué d’une année sur l’autre, d’autres sont apparues, d’autres encore ont disparu... Ils comprennent ainsi, d’après leur retour, les enjeux de la mise en place de cette gestion différenciée. » Et pourtant, tous n’étaient pas convaincus dès le départ : « Lorsque je proposais d’arrêter de tondre certains me regardaient d’un mauvais œil : « tu comprends, ça fait moins propre… »

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    Exemple de relevé d'une prairie à Vauréal

     

    « Nid à tiques » ?

    Si la ville de Vauréal cherche à étendre cette gestion différenciée, Christophe admet que « parfois ça ne passe pas ». « On avait essayé un jour de faire une fauche tardive pas loin d’une école, on avait même tondu un grand carré au centre pour laisser les enfants jouer au foot. Mais on a fini par l’abandonner, même si les élus nous ont soutenus au départ. » La raison ? L’aspect « délaissé »,  « pas propre », une réprobation d’ordre esthétique que Christophe doit prendre en compte : « il faut aussi écouter la population, ne pas être obtus. Quitte à freiner nos projets ». L’idée est donc de « dessiner un paysage différent » tout en montrant que l’espace n’est pas abandonné, que ça reste entretenu… Une autre accusation récurrente porte sur « le manque d’hygiène ». Les prairies seraient de véritables « nids à tiques ». Christophe soupire… « Les fauches tardives n’accueillent pas plus les tiques que les zones tondues, c’est une idée préconçue. Les tiques vivent dans les milieux qui abritent les hôtes (chevreuils, sangliers)  sur lesquels ils pourront se nourrir et être transportés. Que les propriétaires de chiens se rassurent ! »

    Mieux pour moins cher !

    Heureusement les mauvaises critiques sont rares : d’une manière générale, les riverains sont satisfaits de ces transformations, et le font savoir : « souvent lorsqu’ils nous croisent en train de faire nos relevés Florilèges, ils nous disent « moi j’aimerais bien participer aussi ». C’est encourageant ! ». Ce qu’il faut avant tout c’est que la population comprenne les bienfaits de ces prairies. L’outil le plus efficace reste la communication : « devant chaque prairie, par exemple, nous avons installé une pancarte « fauche tardive » qui explique les bénéfices en terme de biodiversité ! » 

    En plus de la bonne santé environnementale, il est un argument imparable que Christophe n’hésite pas à brandir face aux élus : le bénéfice économique ! Pas besoin d’être expert en budget pour comprendre que réduire les fréquences d’intervention évite de dépenser. Mais pas seulement : « cela représente des litres et des litres d’essence en moins par an, donc moins de rejet de CO2 mais aussi du temps en plus pour faire autre chose. On est 12 agents communaux pour 48 hectares d’espaces vert, on n’a pas trop le choix. Ce mode de gestion s’est imposé de lui-même » reconnaît-il.

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    Qui a dit que les prairies n'étaient pas fleuries ? (Marguerites communes)

     

    L’appétit vient en mangeant

    Aujourd’hui les initiatives de Christophe sont fortement encouragées par la communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise et la Maire de Vauréal. Sa dernière fierté : deux libellules (sur 5) décernées par un nouveau label Ville-Nature qui récompense toutes les actions en faveur de la biodiversité. Lorsque je lui demande s’il envisage de poursuivre le protocole Florilèges, voire d’en mettre en place de nouveaux, il me répond que « l’appétit vient en mangeant » (l’heure du déjeuner approchait) : « On y prend gout. Vous commencez par suivre un protocole, vous en tirez des bénéfices– car il y a toujours des bénéfices – puis vous en faites un deuxième, un troisième… Car en plus des relevés de plantes on a mis en place un protocole vers de terre (OPVT), sur les mêmes praires, avec des relevés aux mois de mars-avril pour vérifier la qualité de nos sols. On devrait aussi bientôt se mettre au suivi des oiseaux avec le programme STOC ! » Chapeau.

     

    Crédits photos : Christophe Etchemendy