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Les actualités

    14/02/2022

    Nouvelle ressource : le tutoriel de saisie des données

    Afin de vous accompagner au mieux dans la prise en main de la nouvelle interface de saisie des données Propage et Florilèges, nous avons créé un tutoriel pour chacun des programmes. Vous y retrouverez toutes les étapes à suivre, de la création d'un compte à l'envoi de vos données. N'hésitez pas à vous y référer en cas de blocage lors de votre saisie !

    Nous restons à votre disposition pour toute remarque, que ce soit sur les tutoriels ou sur le processus de saisie en lui-même. N'hésitez pas également à nous contacter (contact en bas de cette page) si le tutoriel ne résout pas votre problème, en faisant référence à l'étape bloquante.

    Vous pouvez d'ores et déjà télécharger le tutoriel Propage : Saisie des données et le tutoriel Florilèges : Saisie des données à partir de ces liens. Ils seront également mis en ligne rapidement dans les documents ressources de chacun des programmes.

    18/05/2021

    Cimetières, friches, parcs : où se niche la biodiversité en ville ?

     

    On parle beaucoup d’espaces, de trames ou de corridors « verts ». Ce qualificatif chromatique désigne en réalité des lieux aussi divers que les grands parcs ornementaux, les cimetières plus ou moins minéralisés, les friches anarchiques… Or comme le montre une étude publiée dans la revue Naturae, ces espaces végétalisés ne sont pas identiques sur le plan de la biodiversité qu’ils renferment. Et au sein d’un même espace vert, le mode de gestion est lui aussi déterminant.

    PAPILLONS ET… TOILE D’ARAIGNÉES

    L'expérience s’est déroulée dans la métropole grenobloise entre 2014 et 2015. Son vaste maillage d’espaces verts, la gestion différenciée dans la ville de Grenoble en vigueur depuis le début des années 2000 et l’arrêt des traitements chimiques sur de nombreux sites en font un terrain d’étude idéal pour la recherche en écologie.

    Les chercheurs ont donc voulu comparer la biodiversité dans trois types de milieux : les friches, les cimetières et les pacs ou jardins publics. Ils se sont appuyés sur des suivis participatifs effectués par les jardiniers du service des espaces verts de la Ville de Grenoble : le PROPAGE pour les papillons de jour - suivi coordonné par Vigie-Nature et l'association Noé -, et un protocole « toile d’araignées », conçu pour l’occasion.

    Papillons et araignées font partie de ces groupes d’invertébrés très répandus, bien connus, et potentiellement de bons indicateurs de biodiversité. D'où l'omniprésence des protocles "papillons" dans les sciences particpiatives - il en a quatre à Vigie-Nature ! En revanche les suivis araignées demeurent plus rares. Pourquoi ? « Il s’agit d’un groupe compliqué, avec beaucoup d’espèces difficilement repérables et identifiables, mais aussi (et surtout !) parce que ce sont des animaux à mauvaise réputation (à tort !), pour lesquels il serait sans doute difficile de mobiliser de nombreux volontaires », explique Benoît Fontaine, chercheur et coordinateur de programmes à Vigie-Nature. 

    propage© simoens

    Relevé PROPAGE à Grenoble. Simoens

     

    LA FRICHE C’EST CHIC

    Au cours de 359 relevés PROPAGE étalés sur sept communes de l’agglomération, 29 espèces ou groupes d’espèces de papillons furent identifiés, tous milieux confondus. Mais c’est dans les friches urbaines que les suivis affichent les plus gros scores. L’abondance et la richesse des papillons dépassent nettement celles des cimetières, des parcs et jardins.

    Les friches ? Elles correspondent à d’anciens sites industriels, de services ou résidentiels désormais vacants, délaissés, et colonisés par une végétation spontanée. Souvent qualifiées de « territoire refuge à la biodiversité », elles confirment ainsi leur haute valeur écologique à l’échelle de l’agglomération. « Cela peut être expliqué par la végétation présente – d’une part, des herbacées non fauchées permettant le cycle complet de certains papillons; d’autre part, une plus forte proportion d’arbustes (en moyenne: 16 % pour les friches, contre 6 % pour les parcs et 3 % pour les cimetières), source de nourriture pour les Papillons – mais également par la quasi absence d’usage, donc de dérangement » expliquent les auteurs.

    Les cimetières, à forte densité minérale, et les parcs, très fréquentés, se montrent de fait moins hospitaliers pour nos insectes.

    GESTION ET DIVERSITÉ DES ESPACES

    Il ne faudrait cependant pas enterrer les cimetières trop vite. Ni les parcs et jardins. En zoomant sur la ville de Grenoble, si l’on regarde les chiffres en fonction du mode de gestion appliqué, les cartes sont rebattues. Le parc semi-naturel de la Bastille, en bordure de ville, fait figure de hotspot de biodiversité. Plus étonnant, certains cimetières et espaces verts peuvent accueillir une biodiversité foisonnante. Parfois équivalente à celles des friches. Leur secret ? Une gestion sans produits phytosanitaires, extensive, douce – des fauches plus espacées notamment –  qui favorise le couvert herbacé dont les papillons dépendent pour pondre et se nourrir. Le mode de gestion s’avère déterminant, quel que soit le lieu.

    De plus, chacun des espaces verts renferme une biodiversité spécifique. « Le Brun des pélargoniums, les Mégères et la Belle-Dame sont les espèces les plus nettement associées aux cimetières, où ils trouvent respectivement le pélargonium sur les tombes fleuries, des sols nus pour se réchauffer et des chardons sur les tombes abandonnées » commentent les scientifiques. Les Héspérides orange, Hespérides tachetées et Procris, quant à elles trouvent dans les friches les milieux herbeux et ronciers dont elles dépendent. Enfin, dans les parcs, les relevés PROPAGE témoignent d’une surreprésentation de Myrtil, Tircis et Moirés, inféodés aux lisières de forêts, prairies et pelouses. 

    propage_grenoble.png

    Localisation des sites observés. La combinaison des lettres correspond à la description des sites : par exemple, ECHCIM signifie cimetières dans la commune d’Echirolles. Sites : CIM, cimetières ; FRI, friches urbaines ; PAR, parcs ou jardins urbains. Communes : ECH, Echirolles ; EYB, Eybens ; GRE, Grenoble ; LT, La Tronche ; SEY, Seyssinet + Fontaine ; SMH, St-Martin-d’Hères ; SMV, St-Martin-le-Vinoux + St-Egrève. Source : OpenstreetMap. Réalisé sous Qgis.

     

    Et les araignées dans tout ça ? Si le suivi des toiles n’a guère permis de mettre en évidence les différences entre milieux et modes de gestion, il révèle la singularité de chaque habitat. L’Épeire concombre, l’Ullobore pâle et la Zygielle des fenêtres (caractéristique des zones urbaines) sont les espèces les plus étroitement associées aux cimetières. La Mangore petite bouteille et l’Argiope frelon s’observent dans les friches et la Diodie tête de mort plutôt dans les parcs.

    Ces résultats grenoblois nous enseignent plusieurs choses. D’une part, la nécessité de maintenir les friches urbaines, malgré leur caractère éphémère – l’artificialisation des sols les condamne - et leurs surfaces limitées. Dans les villes où ont eu lieu les relevés, les espaces verts représentent 448,23 ha, les cimetières 30,60 ha et les friches environ 18,35 ha. Or grâce à la gestion différenciée une biodiversité riche et abondante peut subsister dans des habitats variés. Autant de pistes d’actions concrètes en faveur d’une meilleure intégration de la biodiversité en ville.

     

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    18/05/2021

    Quand les comptages de papillons redonnent du sens au travail des jardiniers

    Comme chaque printemps, dans toute la France, une centaine de jardiniers se sont lancés dans les premiers comptages de papillons en participant au Propage (co-animé par Noé Conservation). Avec le grand public (Opération papillon) et les naturalistes amateurs (STERF), les gestionnaires d’espaces verts jouent un rôle majeur dans la collecte de données sur les papillons de jour. Chaque année depuis 2009, parcs, jardins publics, cimetières ou squares font l’objet d’échantillonnages selon un protocole adapté à ces professionnels. La collectivité dispose ainsi d’un indicateur de biodiversité permettant d’évaluer ses pratiques de gestion, tandis que les données exploitées au Muséum contribuent au suivi des papillons en milieu urbain à une plus grande échelle. Le Propage accompagne de cette manière « l’écologisation » des villes.

    Afin qu’ils puissent s’intégrer dans le planning annuel des gestionnaires, ces suivis exigent trois sessions de comptage par an (juin, juillet, aout), à reproduire d’une année sur l’autre en binôme. Chacun des comptages demande une dizaine de minutes. Selon un travail de thèse en cours, ces petits rituels auraient de grandes répercussions. « Nous nous sommes intéressés aux émotions des jardiniers qui partent compter les papillons sur leur lieu de travail. Nous avons ainsi pris la mesure du caractère transformatif de ces pratiques », annonce Marine Gabillet en s’appuyant sur de nombreux entretiens réalisés avec des participants et coordinateurs du Propage. Beaucoup témoignent en effet du plaisir à « chasser » puis identifier les espèces. Il y a ceux qui photographient leurs rencontres, ceux qui vont jusqu’à lancer un « concours » jovial avec le collègue de comptage. « Je suis un peu comme un gosse qui va à la récré, ça me change complètement de mon quotidien, c'est ma petite bouffée d'oxygène ! Je vais sur le terrain, je vais faire les relevés avec B. et on passe un petit temps ensemble où on s'amuse tout simplement ! » raconte l’un d’eux.

    UN NOUVEAU SENS AU TRAVAIL

    Moments de distraction, « bouffée d’oxygène » dans un travail parfois monotone, allègement des relations professionnelles… de nombreux bénéfices ressortent clairement des dires de ces « jardiniers-naturalistes ». Mais « s’occuper des papillons n’est pas seulement une source de plaisir pour les jardiniers, constate Marine; leur investissement les aide à redonner du sens à leur travail, dans le contexte actuel de crise environnementale et d’effondrement de la biodiversité ». Le fait de porter son regard sur un élément naturel qui n’a pas « d’utilité » à proprement parler, n’étant ni un auxiliaire de culture, ni un objet esthétique ou fonctionnel, change la manière de considérer son activité. La tonte, la taille, les semis se font en pensant au sort des papillons et par extension à celui de toute une biodiversité. La gestion des espaces verts devient plus écologique. C’est ce qu’exprime en substance ce volontaire : « Avant [Propage], on faisait de la gestion différenciée surtout pour des questions économiques, alors qu'aujourd'hui non. On fait de la gestion différenciée pour le côté écologique. » Le papillon est désormais un « usager » des espaces verts, avec ses besoins et ses préférences.

    Pourtant, ces pratiques ne sont toujours pas perçues d’un œil complaisant. Certains participants subissent les sarcasmes des collègues quand ce n’est pas l’opposition de la hiérarchie. « Le plaisir au travail, même s’il s’inscrit dans une pratique vertueuse, n’est pas très reconnu voire dénigré » reconnaît Marine. Lorsque le contributeur n’est pas tout simplement prié d’aller « papillonner » ailleurs : « Moi j’aimerais aller beaucoup plus loin mais des fois on m’explique que… si je voulais aller plus loin, faudrait peut-être aller dans un espace naturel sensible ou un truc comme ça », se souvient un autre jardinier. Pourtant, si la vision strictement horticole et ornementale des espaces verts reste encore bien ancrée chez les décideurs et dans la population, les choses évoluent. Des pratiques impensables il y a quelques années encore deviennent monnaie courante – la gestion différenciée en est un bon exemple. Les jardiniers du Propage, en prenant du plaisir, en donnant un sens écologique à leur travail, se trouvent ainsi à l’avant-garde de ces changements pratiques et éthiques.

    « J’aimerais que mon travail encourage la prise de considération des émotions, des ressentis des participants aux programmes de sciences citoyennes » insiste Marine. L’analyse des émotions, encore trop rare dans les sciences citoyennes, éclaire de manière originale et pertinente l’implication des participants. Les émotions positives favorisent l’assiduité au programme et les changements d’éthiques individuelles – d’autant plus dans le cadre du volontariat. D'autres types d'émotions plus négatives - l'usure par exemple - expliquent certaines difficultés que les coordinateurs rencontrent aussi dans la mobilisation sur le terrain. Et dans le cas du Propage, elles révèlent pour la première fois un changement dans la manière de concevoir son travail. 

    18/05/2021

    « Il ne faut pas négliger l’apport des prairies urbaines »

     

    Vigie-Nature : De plus en plus de prairies parsèment les parcs et jardins des villes. Comment expliquer ce phénomène ?

    Amandine : Depuis les années 90, les gestionnaires et les concepteurs d’espaces publics repensent leur représentation de la nature en ville. Progressivement, à la faveur du développement durable et de la préservation de la biodiversité, la gestion uniforme des espaces verts – avec l’idée d’une nature ordonnée et soignée – a fait place à ce qu’on appelle une gestion différenciée. Celle-ci pourrait se résumer ainsi : « le bon entretien au bon endroit ». Une pelouse servant de terrain de football, par exemple, sera tondue régulièrement pour rester un gazon. Par contre, un talus en bord de chemin sera tondu moins fréquemment et pourra devenir une prairie. Cette contextualisation de la gestion permet de diversifier les habitats tout en s’adaptant à l’usage qui en est fait par le public. D’où la présence plus importante qu’avant de prairies, milieux faciles d’entretien, peu onéreux et favorables à la biodiversité.

    Justement, pour connaître les caractéristiques écologiques de ces prairies, tu t’es plongée dans les données de notre observatoire Florilèges – prairies urbaines (suivi des plantes des prairies urbaines), que tu as comparées à des données équivalentes sur des toits végétalisés et en agriculture urbaine. Qu’as-tu observé ?

    En comparant les données Florilèges (159 prairies suiviesentre 2015 et 2018) avec d’autres données provenant de deux études menées par l’ARB – îdF sur les toits et les sites d’agriculture urbaine, j’ai pu montrer que les trois milieux avaient chacun leurs caractéristiques.

    A côté des fruits et légumes plantés par la main de l’homme, de nombreuses plantes spontanées se développent dans les potagers urbains. Parmi les trois milieux, c’est le plus favorable à l’implantation d’espèces végétales. En revanche comme les sols sont régulièrement mis à nu, retournés, piétinés, on retrouve davantage d’espèces annuelles (la Véronique de Perse par exemple). De leur côté les toits végétaux accueillent aussi beaucoup d’espèces annuelles mais qui se caractérisent par une plus faible tolérance aux perturbations chimiques (engrais, déchets, urines…) et une forte disponibilité en nectar. Le toit est donc très attractif pour les pollinisateurs.

    Les prairies sont particulières à plusieurs titres. Elles abritent surtout des plantes vivaces - pouvant vivre plusieurs années – et peu tolérantes aux perturbations mécaniques (piétinement, travail du sol…). La présence de ces graminés en font un milieu stable et très spécifique qui sert de refuge à une faune tout aussi spécifique, diverse et variée (vers de terre, mammifères, oiseaux etc.).

    Florileges © muratet

    Amandine Gallois (au centre) lors d'une journée de formation Florilèges

     

    On a tendance à l’oublier aujourd’hui. On parle beaucoup d’agriculture urbaine et de toits végétalisés comme moyen de retrouver une certaine biodiversité en ville. Ils sont un peu l’incarnation de la végétalisation urbaine. Or chacun de ces trois milieux que j’ai étudiés présentent un assemblage d’espèces propre et complémentaire aux autres. Il ne faut donc pas négliger l’apport des prairies urbaines. A travers mon étude je souhaitais leur rendre justice en montrant leur originalité, donc leur préciosité. D’autant qu’en dehors des agglomérations, sous l’emprise de l’agriculture intensive, les prairies ont fortement régressé.

    Une autre idée reçue court : les prairies seraient le fruit de l’absence d’entretien, du délaissement. Or, à la différence des friches, elles doivent être entretenues. Le type de gestion détermine même la qualité de la prairie !

    Oui c’est l’autre grand résultat de mon étude. Il ne faut pas oublier que la prairie est un milieu de transition. Si on fauche trop on obtient un gazon, si on laisse trop faire on risque de voir un petit bois émerger. Entre les deux, il y a plein de nuances. Avec quatre ans de données Florilèges, nous avons montré à quel point les pratiques influencent la végétation des prairies urbaines.

    Aujourd’hui les jardiniers procèdent à deux types de fauches différents, qu’ils appliquent une ou deux fois dans l’année : la « fauche coupée », c’est-à-dire une coupe régulière de tous les végétaux avec une barre de coupe, et la fauche broyée – l’herbe passe dans un gyrobroyeur et ressort complètement pilée.  Or, je me suis rendue compte que ces deux méthodes n’ont pas le même impact sur la biodiversité. La seconde génère une grosse perturbation jusqu’à empêcher la pousse d’espèces vivaces. Ce qui n’est pas le cas de la fauche coupée, dont l’impact est bien moins traumatisant et même propice au développement d’espèces prairiales. La raison tient notamment au fait que, contrairement au produit broyé, celui de la fauche coupée est en général exporté en dehors de la prairie, ce qui n’étouffe pas la végétation et permet d’appauvrir les sols en azote (trop riches en ville).

    Le pâturage est l’autre grand mode de gestion. En broutant l’herbe, les animaux remplacent la faucheuse. Surtout, le pâturage crée des hauteurs de végétation différentes : il y a des zones nues, des zones plus denses, ce qui facilite la colonisation par de multiples espèces. Le pâturage façonne de très belles prairies avec une diversité de végétaux incroyable. Et puis cela fait un peu d’animation pour le public !

    praisries_regions.png

    Proportion sur les quatre ans des modes de gestion effectués pour chaque région

    Ces résultats sont destinés aux gestionnaires. Ont-ils vocation à guider leur pratique ? 

    C’est l’objectif oui. Les gestionnaires se demandent souvent quelle gestion appliquer en fonction de leur besoin, nous avons maintenant des pistes. Les résultats de cette étude nous permettent aujourd’hui de préconiser une fauche coupée (avec exportation des résidus) non fréquente, annuelle, mais régulière. Ou alors un pâturage pour permettre le développement des espèces prairiales et l’enrichissement du milieu en espèces floristiques diverses.

    Mais il n’y a pas de recette miracle, ces pratiques sont à adapter en fonction des prairies et de leur évolution. Il est primordial de prendre en compte le contexte local pour adapter la gestion selon ses besoins et ses objectifs. Pour ce faire nous avons construit des indicateurs (perturbations, de diversité florales etc.) qui mettent en évidence la qualité de chaque prairie. Ces graphiques transmis aux gestionnaires permettent ensuite de mettre en place une gestion qui leur est propre.

    Si les gestionnaires et les collectivités les affectionnent, c’est aussi que la prairie possède d’autres atouts. Elle peut s’avérer très esthétique au printemps, durant la floraison. Elles restent par ailleurs peu onéreuses à implanter et entretenir. Mais encore faut-il communiquer auprès des citadins pour obtenir leur consentement. Pour les avoir rencontré plusieurs fois, certains gestionnaires m’ont confié avoir déjà subi le scepticisme des riverains trouvant cela négligé, voire sale… Il faut donc expliquer les bénéfices et développer des activités récréatives comme le pâturage, une pratique en général bien reçue par le public. Un exemple : le projet d’écopâturage de Montreuil, avec ses centaines de chèvres qui viennent chaque année brouter une grande prairie, pour le plus grand plaisir des habitants de la ville.

    Ta mission à présent à Vigie-Nature ?

    Je me lance dans la rédaction du Bilan Florilèges 2019 que vous recevrez bientôt, dans lequel je vais analyser les données à l’échelle nationale. J’en profite pour remercier tous les participants à Florilèges-prairies urbaines qui m’ont permis de réaliser ce mémoire et d’entamer cette nouvelle mission.

    Accéder au mémoire dans son intégralité